FAURE Emilia (née en 1924)
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Emilia Faure
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Œuvres disponibles
Composition, 1961


Après une période figurative qui a suivi des études aux Beaux-Arts de Clermont- Ferrand, puis à l'Académie d'Arts plastiques à Paris sous la direction de Lucien Lautrec, et à l'Académie privée dirigée par Robert Lapoujade, Emilia Faure, de ses propres aveux, "s'intéresse davantage aux éléments qui constituent le tableau qu'à une représentation plus ou moins fidèle du réel». Libérée de la référence à la représentation, de grands axes constituant une géométrie souple s'articulent et rythment la surface travaillée en demi-pâte, Formes et matière se conjuguent; dans une gamme discrète. Pendant cette première période le souci de « garder le plan » est constant. Après 1960 se produit une rupture. Une écriture plus gestuelle s'inscrit en pleine pâte, et le travail d'une matière plus dense apparaît comme l'élément expressif dominant. La gamme colorée se limite aux tons ocre et gris intégrés à un ensemble de valeurs sombres-claires plus contrastées.
C'est l'époque où l'artiste montre ses œuvres chez Lucien Durand, découvreur de jeunes talents.
Auparavant, elle avait participé à une exposition de groupe galerie Jeanne Castel (1949) et au Musée d'Amiens. Discrète, elle travaille dans le secret et le silence de son atelier. Réticente à montrer ses créations, elle expose peu, car ce qui compte avant tout c'est parvenir à traduire son expression.
Expositions particulières en 1962 à Rouen, galerie L'Armitière, et à Neuchâtel, galerie Numaga.
1963 galerie La Madeleine à Bruxelles. 1966-1968 galerie Riquelme à Paris. Participe au «Micro-Salon», galerie Iris Clerc, Paris 1959. Salon Comparaisons de 1960 à 1963. 1961 et 1962, Paris, « Ligne 4 • Salon organisé par R.V. Gindertaël à Montrouge. 1962, Lille « Cinquante peintres de la Réalité Nouvelle ».
Salon Réalités Nouvelles en 1961, 1962 et 1967. Ainsi qu'à l'étranger.
Depuis, ses recherches l'ont amenée à recouvrir un support d’un enduit en plusieurs épaisseurs. Sur la surface grenue généralement claire, elle recrée des formes dont les aspérités sont accentuées par les glacis. Elle recherche des équivalences plastiques avec le monde géologique. Ces fragments ont été mémorisés, parfois transfigurés, « parcelles de territoires ignorés, humblement réinventés en monde clos de silence, voire de recueillement», confie-t-elle. Ce travail a débouché ainsi sur la création de livres, surtout à partir de 1980. Exemplaire unique dont elle donne le texte étroitement lié à sa création plastique (galerie N.R .A, Paris 1982-1984-1985).
Emilia Faure est l'épouse du peintre Albert Chaminade.

Lydia Harambourg, « Les peintres de l’école de Paris »
Editions Idées et Calandes – Neuchâtel Suisse.


Expositions personnelles

1962 - Galerie l'Armitière - Rouen, Galerie Numaga - Neuchâtel - Suisse.
1963 - Galerie La Madeleine - Bruxelles.
1966/1968 - Galerie Riquelme - Paris.
1992 - Longjumeau ADCA, huiles, années 60

Expositions collectives

1949 - Galerie Jeanne Castel, Paris.
1955 Musée d'Amiens.
1956 Galerie Lucien Durand, Paris
1961 "Ligne 4" Paris.
1963 Musée de Maubeuge, Galerie La Cimaise - Brest, "Rencontres 1963" - Lille.











Collections publiques





Biographie  
Pays France
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